Karine Maurel

Retrouvons notre humanitude, reprenons simplement notre pouvoir !

Pour que nos vies aient du sens, remettons-y un peu de plaisir.

Avant de commencer, je voudrais prendre quelques lignes et vous expliquer ce qu’est l’humanitude.

Le mot humanitude désigne la capacité humaine, à prendre conscience de son appartenance à l’espèce humaine.
L’homme est donc dans cette définition, un animal communiquant, avec des besoins propres à son espèce.

Cela reposant sur le fait de préserver la dignité humaine, dans la bientraitance et la bienveillance.

Un peu d'histoire, afin de mieux comprendre ce terme, qui, finalement est tout jeune.

Selon Catherine Defresne, dans la deuxième édition de son livre, Les concepts en sciences infirmières, « le mot « humanitude » a été créé par Freddy Klopfenstein, dans les années 1980.
Albert Jacquard le reprend sur le modèle du mot « négritude, » jadis créé par Aimé Césaire et popularisé par Léopold Senghor.
L’ensemble des apports des civilisations d’Afrique centrale, l’ensemble des cadeaux faits aux autres hommes par les hommes à peau noire : la négritude.
En 1989, un gériatre français, Lucien Mias, évoque pour la première fois le terme humanitude dans les soins.
C’est finalement Rosette Marescotti et Yves Gineste qui, en 1995, écrivent une nouvelle philosophie de soins qu’ils baptisent la « philosophie de l’humanitude. »
Elle sera développée dans le cadre de la méthodologie des soins Gineste-Marescotti, appelée couramment la « méthodo » pour personnes âgées, en perte d’autonomie cognitive.
C’est en fait un modèle conceptuel, emprunt de différents thèmes tels que le prendre soin, le caring… Il établit des parallèles entre le développement de nos capacités humaines à travers les âges et les diverses sphères de notre vie présente. »

Retrouvons notre humanitude

L'humanitude serait une question de santé

Arrêtons-nous un instant afin de réfléchir à la question, car s’il est impensable de parler de santé, sans avoir parlé auparavant de ressenti.
Alors je sais… certains vont s’insurger et vont me contrer, en affirmant qu’il n’y a aucun rapport entre le ressenti émotionnel et le ressenti corporel, voire les maladies.

Je sais, même certains médecins le disent, mais prenons un exemple simple, vous avez un examen à passer ou une compétition, voire une présentation à faire devant tous vos collègues et votre patron, et que se passe-t-il les 30 minutes qui précèdent l’évènement ? Se pourrait-il que vous alliez 10 fois plus aux toilettes que d’habitude ? Oui ?
Ma question est alors : Y allez-vous autant habituellement ?
Non ? Alors qu’est-ce qui différentie cette demi-heure des autres demi-heures de votre vie ?
N’y aurait-il pas là une relation entre ce que vous ressentez, la peur, le stress et le fait de passer votre examen ou de présenter votre Powerpoint à vos collègues et supérieurs hiérarchiques ?
Si, bien sûr et bien voilà pourquoi, nous devons nous attarder sur nos ressentis et nos émotions.

Plusieurs grands auteurs en parlent très très bien

Conférencier émérite depuis 1978, Jacques Martel parle depuis bien longtemps déjà, du rapport en les maladies et ce que le mal à dit.

Dans les années 90, plusieurs livres et best-seller sont écrits, comme les « Dis-moi où tu as mal, » de Michel Odoul, ou « Comment naissent les maladies » de Dominique Belpomme, professeur de cancérologie ou encore tous les livres de Lise Bourbeau.
Ceux-ci nous éclairant sur la question.

Plus près de nous, en 2013, « Le silence des émotions : Clinique psychanalytique des états vides d’affects, » écrit par Solange Carton, Cathérine Chabert et Maurice Corcos ou encore les travaux et les écrits de Serge Marquis, médecin spécialiste en santé communautaire et consultant dans le domaine de la santé mentale au travail, tentent de nous alerter.

Tous s’y s’intéressent, tous expliquent l’importance et la relation entre les deux mais certains sceptiques doutent encore ?!

La santé

Pour prévenir les problèmes de santé, il faut donc retrouver du sens et du plaisir, ou en créer si l’on n’en a pas.

Profitons de notre vie !

Une astuce simple est de se focaliser.
Plaçons notre attention, sur ce qui est vivant, sur notre présent et non, sur le passé ou sur les autres. 
Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire mais reprenons le pouvoir sur nos vies, avec un exercice simple et quotidien, la cohérence cardiaque.

Il suffit pour cela d’amener l’attention de notre cerveau sur la respiration, car il faut souligner deux choses extrêmement importantes :
1- la respiration est permanente, donc dans le présent et se concentrer sur elle, permet de développer sa vigilance et se centrer sur le présent,
2- le plus important, l’attention ne peut être à 2 endroits en même temps, donc si on se concentre sur sa respiration, on décroche de ses ruminations et de ses pensées négatives.

Savourons ces quelques exercices de cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque peut se faire de diverses manières, nous, nous allons choisir soit une respiration en binaire, soit une respiration en 4 temps.

Je m’explique, dans les 2 cas, vous devez être assis ou debout, le dos bien droit, les épaules relâchées, vous inspirez sur 5 et vous expirez sur 5, c’est ce que l’on appelle la respiration binaire.

Pour la respiration en 4 temps, appelée aussi respiration carrée, toujours sur 5, en comptant à votre rythme, vous inspirez puis sur 5, vous bloquez, sur 5 encore, vous expirez et enfin sur 5, vous bloquez.

Ces exercices doivent être fait au minimum 2 minutes consécutives.
Vous pouvez le faire avant de vous lever et/ou avant de vous coucher.
Vous pouvez aussi le faire à chaque fois que la petite roue dans votre cerveau, se met à tourner.

Cohérence cardiaque

Vous pouvez faire ces 2 exercices, soit à votre rythme, en comptant, soit en suivant un rythme imposé.

Voici 2 vidéos qui peuvent vous aider (en rythme imposé).
Personnellement, je préfère le faire seule, mais sentez-vous libre et faites-le dans la manière qui vous convient le mieux et avec l’exercice qui vous semble le plus simple.

LA BINAIRE :

LA CARREE :

Les pensées inutiles

Toutes ces pensées négatives, inutiles, nous accaparent et peuvent même nous empêcher de dormir.
Rares sont les pensées justes, utiles, pleines de créativité, d’amour et de compassions qui font cet effet-là, c’est d’ailleurs pour cela que les créatifs, sont réputés calmes et que très peu sont dépressifs.

Car les pensées négatives peuvent entraîner à la longue, les maladies, à cause d’une réaction chimique, hormonale.
En restant bloqués ainsi sur le problème et non tourné vers les solutions, nous savons maintenant que notre cerveau a la même réaction de survie, qu’il y a 3,67 millions d’années. Il n’est plus en mode fuite ou lutte pour nous sauver mais en mode sauvetage de l’ego.

Le cerveau déclenche instantanément une création hormonale :

  • l’estomac est bien moins nourri,
  • Le cœur bat plus vite,
  • La tension artérielle et le cholestérol augmentent,
  • tout comme le cortisol
  • et l’immunité s’affaiblit. 

Que dit Charles Taylor ?

Charles Taylor explique dans son livre,que le plus grand problème de notre époque, est : l’augmentation radicale du narcissisme et de la place que prend notre ego !

Grandeur et misère de la modernité

La source du moi, Charles Taylor :

La dignité humaine, c’est ce qui fait que pour une personne, sa vie vaut la peine d’être vécue.

En conclusion

Nous pouvons nous demander, si l’on imagine une personne incapable de communiquer, qu’est-ce qui va nous permettre de croire que nous préservons sa dignité ? Qu’est-ce qui va nous dire que sa vie vaut la peine d’être vécu ?
Peut-être d’y mettre du plaisir et du sens ? L’humanitude, pardis !

Alors pourquoi ne pas faire cela dans nos vies ?

La congruence nous permet de retrouver notre énergie, notre plénitude, notre bonheur et par voie de conséquence, notre pleine santé. 

Du sens et du plaisir dans vos vies de tous les jours !

Envie de progresser ?
Envie de vous soulager ???

2 réflexions sur “Humanitude, reprenons notre pouvoir !”

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