Karine Maurel

Comment améliorer sa vie, grâce aux neurones miroirs

Dans les années 90, le neuroscientifique Giacomo Rizzolatti, accompagné d’un groupe de chercheurs, étudiait les neurones sur certains macaques, en leur appliquant des électrodes posées sur le cortex frontal inférieur.
Il découvre alors les neurones miroirs et au fil des années, comment améliorer sa vie, grâce à ceux-ci
.

Comment définir un neurone miroir ?

L’activité des neurones miroirs est obtenue lorsque la personne effectue un acte moteur, vers un but et/ou lorsqu’il observe et/ou entend les autres effectuer le même acte moteur, réagissant ainsi à ses propres actions mais aussi à celles des autres. Le cerveau de l’observateur renvoie le reflex de l’action directement par « co-activation » simultanée. 

Leur sélectivité :
Il faut néanmoins noter que chaque neurone ne répond qu’à un seul type d’action.
Les neurones « miroir, » s’activent lorsque la personne effectue un acte moteur vers un but précis mais aussi lorsqu’il observe, ou entend d’autres personnes effectuer le même acte moteur.
Ces mêmes neurones sont inactifs lorsqu’il effectue des mouvements simples tels que déplacement d’une partie de son corps, sans but précis.

Retrouvons notre humanitude

Après des années d’observation, nous pouvons maintenant dire que cette compréhension est rarement le résultat d’un raisonnement car l’individu doit mobiliser principalement, des compétences motrices, lui permettant d’interagir avec les autres.

Où se situe les réseaux principaux ?

Grâce à l’identification des « systèmes de neurones miroirs, » découverte dans les années 90 par Rizzolatti, Fogassi, Gallese & Sinigaglia, on sait maintenant où se situe les réseaux principaux, en effet, ils ont été identifiés principalement dans le cortex prémoteur ventral et dans le cortex pariétal.
Au niveau du cortex prémoteur ventral, ils sont associés aux mouvements de la main et de la bouche et dans le cortex pariétal, ils sont anatomiquement connectés au cortex prémoteur, qui est actif dans les tâches de préparation motrice, mais également pendant des tâches de mémoire de travail ou d’attention.
Il est intéressant de savoir que les neurones corticaux s’activent lorsqu’un individu exécute une action mais également, lorsqu’il observe un autre individu en train d’exécuter la même action.
Il faut être attentif sur le fait que ces neurones miroirs ne codent pas de mouvements particuliers mais qu’ils s’activent en fonction de la signification de l’action observée et qu’ils répondent à la vue d’une action finalisée.

Congruence stricte

La congruence des neurones miroirs

Il existe des neurones particulièrement spécifiques, qui ne s’activent que si l’action observée et l’action accomplie sont identiques, c’est ce que l’on appelle congruence stricte.

D’autres le sont un peu moins, néanmoins les actes codés par les neurones, sur les plans visuel et moteur, sont alors clairement connectés, c’est ce que l’on appelle la congruence au sens large.

Attention, il faut noter que les neurones miroirs codent aussi bien le but de l’action, que ses aspects temporels ou encore la succession des mouvements qui la composent, mais ce codage peut-être aussi fait pour des actes intransitifs, non dirigés vers des objets, en s’activant lorsque l’action est simplement mimée. Ils peuvent tout aussi être la réaction de stimuli auditifs résultant de résonance motrice et n’apparaissant que sous certaines contraintes.

Compréhension des actions et des intentions

Certaines actions ainsi que leurs significations sont immédiatement comprises grâce aux neurones miroirs.
Cette compréhension ne se limite d’ailleurs pas à la reconnaissance d’un type d’acte, mais plutôt à comprendre pourquoi il est exécuté.
Pour cela, divers stimuli, comme l’information visuelle ou sonore sont nécessaires.
Une chose extrêmement importante et a ne négliger sous aucun prétexte, est que l’action doit être transcrite dans le système moteur de celui qui l’observe, sinon elle ne peut être reproduite.
Les impressions visuelles et auditives doivent ainsi, être mises en contact avec le système moteur, car ces impressions préparent et anticipent au résultat des intentions de l’autre par une simple participation posturale. La compréhension de l’action d’autrui exigerait, par conséquent, l’élaboration d’un acte moteur potentiel.

Dans le développement psychologique de l’enfant, ce sont les attitudes affectives qui apparaissent en premier et s’organisent durant le stade émotionnel. D’ailleurs, du point de vue neurophysiologique, l’apprentissage par imitation est lié à une représentation motrice déjà existante, puisqu’elle est présente dés la naissance du nouveau-né, avec les expressions faciales du nourrisson, observant ses parents ou les personnages de son environnement.

imitation de son papa

Système miroir et mécanisme de compréhension d’autrui

L’état émotionnel d’autrui est stimulé par le système miroir des émotions, afin de permettre, à la personne, d’identifier et de comprendre les émotions éprouvées par les autres, c’est ce que l’on appelle l‘empathie.
C’est pour cela que l’on peut dire que l’activité des neurones miroir est comme un mécanisme de résonance qui coordonne l’activité des mêmes aires cérébrales entre 2 personnes, à travers le système limbique. Pour que la fonction s’exerce, il faut comprendre que cela se passe à différents niveaux et par rapport à de différentes modalités que la fonction miroir s’exerce.

Une étude montre que l’on partage toutes nos émotions, quelque soit le niveau social, la civilisation ou la partie du monde dans lequel se trouve l’individu et le partage se fait d’autant plus, lorsque la situation vécue et les émotions sont fortes. Et ce sont les neurones miroirs qui permettent à l’autre de comprendre ce partage et d’entrer en empathie.

En conclusion

Comme nous l’avons vu plus haut, ce système est mis en place pour le langage, chez les nourrissons, mais aussi pour tant d’autres apprentissages et il est activé de la même manière pour les émotions et « par » les émotions.
C’est ainsi que le système miroir nous apporte de nouvelles données, tant sur le fonctionnement complexe du cerveau, que dans les domaines, neurologique, psychologique, linguistique, social et certainement aussi dans le domaine philosophique.
Cela permet à l’individu, pour autant qu’il ne soit ni psychopathe, ni avec une autre pathologie invalidante… de s’intégrer parfaitement dans sa communauté.
Prendre attention tout de même à l’alexithymie sévère qui peut aussi priver l’individu de cette intégration, mais à un autre niveau, cette fois-ci.

Pour mieux comprendre cette difficulté, au niveau d'une personne au caractère alexithymique, je vous propose de télécharger gratuitement, le magazine "Génération Coaching," n°1, dans lequel j'ai été interviewée sur ce sujet.

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