Karine Maurel

IEF - Apprendre à Apprendre

Ecole à la maison, instruction en famille, école à distance mais qui suis-je pour lui enseigner quoi que ce soit ?

Tu es un parent fatigué 🫠 qui fait école à la maison et qui a le sentiment de ne pas être à sa place ?
🤔 Afin d’être légitime dans les enseignements que tu donnes à ton enfant, sans épuisement 🤨 sans culpabilité 😔 et surtout pour le faire sans t’énerver 😤😡 ou sans crier 🤬🤯


Oui, pas si facile, je sais mais je suis là pour t’aider !

Allez, je t'explique tout !

L’école à la maison est parfois choisie, parfois subie.
Choix mûrement réfléchi, décision d’urgence après un décrochage scolaire, une maltraitance, la non prise en compte d’une différence, que ce soit d’un handicap, d’une surdouance… 
La décision n’est pas toujours facile à prendre, quoi qu’il en soit, pour les autres, faire l’école à la maison est considérée comme LA solution du bonheur.
Même si leurs réflexions font parfois très mal…

Mais l’est-elle vraiment ?

“Tu as du temps tranquille”, “tu le gères comme tu veux”, “ton enfant est dans la bienveillance éducative…” et tu te dis même, toi-même que, “tu vas lui offrir le meilleur, le sortir de cette instruction de masse, lui offrir des cours et une attention personnalisée”.

Voilà, voilà !!! Ça c’est le filtre rose !!!

Que les départs dans ce genre d’instruction soient fait sur la pointe des pieds ou dans un grand fracas, il est clair que tu aimes !
Oui, tu adores cette façon de vivre et en plus, tes enfants font des choses étonnement intelligentes pour leurs âges. 
Mais te voici conforté dans tes choix, tu accélères, tu te dois de bien faire pour prouver aux parents, aux grands parents, à la famille et aux amis que tu es parfait et que ton choix est idéal.

Les jours s’enchainent et le parent que tu es, se prend au jeu de répondre à toutes les attentes de son enfant.
Avec une présence sans faille, en tant qu’infirmier, enseignant, maman, papa, copine, coach… voire psychologue.
Présent dans l’écoute, présent dans les désirs, présent… toujours présent et surtout extrêmement empathique.

Mais et toi dans tout ça ? Qui est là pour toi ? Qui t’écoute ?

Besoin de vider son sac, besoin d’une épaule, besoin d’extérioriser tes émotions, de parler, d’écouter le silence, ou de travailler…

En attendant de comprendre que tu as le droit de te mettre en 1e classe, comme dans un avion qui tombe. Oui, comme dans un avion en chute libre !!!
Je sais que je ne t’apprends rien avec cette métaphore, si tu es déjà monté dans un avion, tu connais par cœur les explications de l’hôtesse ou du Stewart.
Mais siiiiii, lorsqu’il t’expliqué de mettre ton masque avant d’aider les autres. Tu vois que tu sais !
Et bien là, c’est la même chose, tu as le droit et le devoir de penser à toi en premier lieu, pour exceller lorsque tu vas aider l’autre, ici, ton ou tes enfant(s).

Ensemble, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour la plupart. Tu risques de ne plus le(s) supporter.

La fatigue commence à pointer le bout de son nez, au début un petit rhume, un mal au dos de rien du tout… Rien de grave, mais premiers signaux tout de même et si tu pouvais les écouter, ce serait bien mieux.
Mais je sais, personne ne les écoute ! Ni toui, ni moi… nous les enfouissons, avec un “c’est rien, ça va passer !!!”

Certains en plus, se lance dans l’école par eux-mêmes et créent leurs supports d’apprentissage. Vraiment, je les admire !
Sauf peut-être sur le fait que tout doit être… parfait.

En parallèle, courses, entretien de la maison, repas, douches, repassage… et peut-être même activité commerciale depuis la maison ?! 
Tu commences à stresser, tu commences à ne plus supporter la moindre miette, le moindre éclats de voix ou d’amusement de ton enfant…
Là, ce sont les vrais signes !

Cette fatigue morale, l’autre ne la voit pas, car il pense que tu es à la maison et que donc, tu ne fais rien. Du moins, il pense que TU ?AS DU TEMPS POUR TOI, sauf que ce temps, tu ne le prends pas !
En effet, tu ne peux pa le prendre puisque tu as pris cette noble décision de retirer ton enfant de l’école ou de ne pas le mettre du tout.
Alors tu dois être fort ou le faire croire… Et surtout, tu veux que l’autre voit que tu as eu raison dans ton choix.

Et oui, c’est souvent ainsi, pour les parents ayant pris cette décision d’instruction en famille.

Les journées se ressemblent, s’accumulent et tu ne vois plus rien bouger. Tu sombres doucement.
Pourtant, tu fais vraiment le maximum, mais tu te rends compte que tu es passé de la bienveillance à la violence éducative ordinaire et ça, sans t’en rendre compte.

Tu as honte de toi-même, tu ne sais plus vraiment comment faire pour en sortir.
Punition, claque, menaces… Et ce putain de dilemme, tu as lu 10.000 livres sur la bienveillance, de Filiozat à Midal, en passant par Montessori, Freinet ou Piaget… Tu connais toutes les conséquences des violences éducatives ordinaires mais… tu les pratiques.

Maintenir l’ordre est devenu ton LEIT-MOTIV, maintenir, maintenir, tenir, tenir encore et toujours… Et tout cela, en hurlant.
Tu es épuisé moralement et physiquement et quand tu dis “je suis fatigué,” on te répond “vas te coucher,” alors que tu attends juste un câlin dans LE SILENCE !
Moralement et physiquement, plus rien ne va, tu perds pieds, tu ne sais plus où tu vas ! Il n’y a plus d’issue… mais TU DOIS TENIR !

Voilà, tu fais un joli BURN OUT Parental !!!

Comment je peux aussi bien te décrire tes journées ? 
Non, pas parce que j’aide les parents d’enfants à haut-potentiel, faisant école à la maison et en plein Burn-out Parental !
Quoi que… ce pourrait être cela mais c’est surtout parce que je suis passée par là ! Et oui… Moi aussi.

Du coup, on fait quoi maintenant ?

Sache déjà, que plein de parents sont dans le même cas que toi, tu n’es pas une exception, au contraire. Saches aussi que d’autres, comme moi, s’en sont sortis et même plutôt pas mal ! GARDE COURAGE !!!!

Cette situation est humaine, tout est normal. Instruire un enfant et l’élever en même temps n’a rien de facile.
Chaque chose comporte avantages et inconvénients.
Avec ce genre d’instruction, tu vas te remettre en question et c’est normal.

Le développement personnel va te faire faire des bons en avant et c’est génial !
Tu vas te découvrir comme tu ne l’aurais jamais imaginé, tu vas t’aimer, crois-moi, le travail va être là, que tu le veuilles ou non.
Tu vas apprendre comment agir en douceur, comment interagir sans influencer, écouter, passer en douceur, comprendre l’autre, comprendre l’humain.
Tes intentions vont changer, évoluer, ta manière d’agir aussi, le puzzle va peu à peu se mettre en place.

Et même si certain coach vont te dire que tu vas devenir une meilleure version de toi-même, ne les crois pas, tu vas simplement être toi !

Être une meilleure version de soi-même est une belle connerie, comme si on naissait vide, ou comme une simple merde !
Tu es un tout, mais tu ne vois simplement pas tout, un changement de position et ta vision va être plus claire et tout va devenir plus fluide.

Change d’angle, prendre un peu de hauteur avec un brin d’humour fait toujours du bien, crois-en mon expérience.

Du coup, tu choisis quoi ???

La première chose est de se faire aider !

Et il y a plusieurs manières pour cela.

Le parent a besoin de temps pour lui, loin de ses enfants, de la même façon que l’employé a besoin du temps loin de ses collègues et de son patron.

Cela ne veut pas dire que tu n’aimes pas tes enfants, et j’aime bien faire prendre conscience à mes clients que si leur enfant va en prison, ils seront en colère mais est-ce que cela va changer l’amour qu’ils ont pour leur bébé ? Je ne le crois pas.

Il faut donc se planifier du temps pour soi. C’est primordial !

Comment ? 

En inscrivant les enfants en activité extra-scolaire, en les déposant chez les grands-parents, chez des amis, en les laissant à l’autre parent…
Afin de retrouver de la sérénité et de la fluidité dans le travail à faire quotidiennement ensemble, s’éloigner pour mieux repartir plus loin.

Quoi d'autres ?

Fais-toi aider, que ce soit avec une femme de ménage, un psy, un coach, un professeur de langues… ou autres, mais fais-toi soutenir et redresse-toi encore plus fort.

Fais appel à des professionnels

L’enfant peut bénéficier d’un accompagnement adapté, comme des professeurs d’aide aux leçons (prof d’anglais, de français, de maths…) et le parent peut ainsi se reposer sur des professionnels compétents.

Définis un cadre

Il est très important de définir, au quotidien, un cadre précis pour les enseignements.
Comme l’enfant sait quand il va à l’école, qu’il va avoir telle ou telle manière, fais la même chose, un gros tableau avec un emploi du temps pour chaque membre de la famille, chaque jour de la semaine et chaque moment de la journée. Ainsi chacun sait ce que fait l’autre et va pouvoir le soutenir ou le laisser travailler.
Même à la maison, les enfants ont besoin d’avoir une routine sécurisante pour leur permettre d’anticiper leur journée.

Je te conseille aussi de déterminer un espace précis, un lieu, dédié à l’apprentissage.
Bien que tu puisse sortir, aller à la plage ou la bibliothèque, pour l’enfant, avoir un bureau permet de scandé chaque partie de sa journée.

Travaille l’oral

En tant que parent, nous l’oublions souvent mais l’écriture et la lecture sont énergivores et l’oral peut débloquer de nombreuses problématiques. Un  grand tableau ou les baies vitrées avec des marqueurs effaçables, permettent aussi de travailler dans la sérénité. L’enfant se concentre alors sur l’essentiel.
L’écriture aura une part entière dédiée.

Fais preuve de souplesse

Je sais, tu as envie de tout maîtriser, montrer au monde entier que tout est parfait et que tu as bien fait, que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais toi et moi, nous savons pertinemment que cela est faux alors pourquoi s’autoflageller ?
L’instruction en famille représente un gros avantage pour cela, tu peux t’adapter au rythme de ton enfant. Profites-en !!!
Tu peux aller vite mais tu peux aussi prendre des pauses lorsqu’il se sent trop fatigué. C’est lui qui devient le maître du temps, lâche prise, ça va aller et laisse parler les autres, comme dirait mon amie Elodie Florenti : #PRAF (plus rien à foutre !) !!! C’est leur réalité, pas la tienne.

Et puis, n’oublie pas que c’est l’erreur qui permet d’apprendre donc, LAISSE-LE se tromper !

Mon plus grand conseil

Pense à toi, vis !!!

Et penses aussi au CPC (cours par correspondances), il y a plusieurs école, en plus du CNED, qui font cela.
Avec ou sans devoirs corrigés, c’est toi qui choisis.

Tu reçois les cours, tu as des exercices corrigés, tout est prêt, c’est une libération de l’esprit !
Nous, nous avons choisi HATTEMER ACADEMY, ils comprennent et soutiennent les HPI, du pur bonheur.
Giovanni est sanctionné de notes remises par des professeurs diplômés d’état et reçoit ses bulletins trimestriels.
De ce fait, si un jour, le chemin de l’école devait être repris, l’inscription sera facilitée.

Si tu contactes l’école de Giovanni, dis-leurs que tu viens de la part de Karine MAUREL de Nouvelle-Calédonie.

Pour ma part, j’ai été formée par l’Institut des Neurosciences Appliquées, je suis aussi coach neurosportif, j’ai fait des neurosciences comportementales et j’ai appris des techniques comme la synergologie, l’hypnose, l’EF et tant d’autres outils que je me ferai un plaisir de partager avec toi sur mon groupe privé Facebook.

Et puis, si tu as besoin d’un coach parental ou de formations utiles pour ton enfant, tu peux me contacter. 
Je peux te coacher !!!

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